Le chant de vie d'Orphée plus fort que le chant de mort des Sirènes



 
 

Comme dans les mythes le chant de vie d'Orphée doit prendre le dessus sur le chant de mort des Sirènes

Il s'agit pour nous tous de sauvegarder les conditions en dehors desquelles l’événement biologique disparaît,  en nous et sur la planète !

Parmi ces conditions il y a la beauté.

La beauté touche à la qualité de la vie, elle conditionne son épanouissement.

Un organisme en pleine santé rayonne la beauté de la vie, quelle que soit sa morphologie.

Nous avons donc à choisir sans cesse entre quantité et qualité.

La quantité c'est la comptabilité, les chiffres, les statistiques, les bilans. Il s'agit alors « d'avoir » beaucoup ou de pleurer parce qu'on « a » très peu...

La qualité c'est la valeur qui donne de la valeur à une existence, heureuse malgré les difficultés, les accidents et les erreurs inévitables.

Mais le plaisir de vivre est un état d'esprit fragile.

La vie épanouie est une œuvre d'art qui, comme toutes les œuvre d'art, a sa source dans la vitalité organique de son auteur, siège de l'activité de son esprit.

Il y a la laideur des formes mais aussi la laideur des sentiments.

Plutôt que d'en rajouter par des analyses malveillantes, des soupçons défaitistes, des complots assassins, des prévisions catastrophistes, nous pouvons prendre la décision de choisir la beauté, le mouvement, la musique, la danse, le chant, la peinture, la lecture, le dessin, la cuisine, le jardinage et toutes les activités sensibles, artistiques qui apportent à nos cellules l'information positive du chant d’Orphée.

Ce n'est pas une fuite, c'est un courage pour que la vie l'emporte.
La « capacité sensorielle » des humains doit reprendre sa place comme source et enracinement de leur activité psychique, culturelle, spirituelle et sociale.

Loin de se présenter comme un loisir accessoire, la pédagogie du Centre Lafaurie axée sur notre « capacité sensorielle », sur « la maîtrise de la respiration » et sur « le mouvement conscient » propose une pratique qui touche à la valeur de la vie et pour certains, de la survie.

(Jacques Garros - Jean Masse)